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Hors sol

  • Photo du rédacteur: LadyBaroudeuse
    LadyBaroudeuse
  • 8 mai
  • 2 min de lecture

Wouaw ! Quelle époque ! Chaque génération a vécu son lot de crises économiques et sociales, mais j'ai bien l'impression qu'au plus on avance...paradoxalement, au plus on recule...Non seulement on subit la hausse des prix et des factures un peu dans tous les domaines sans que le salaire et donc le pouvoir d'achat suivent, mais c'est également la bérézina dans tous les sens...


Les crises ne sont pas nouvelles. Elles sont structurelles. C'est leur forme, leur perception et leur fréquence qui changent.


Du fait de la mondialisation, une crise autrefois locale devient rapidement globale, et au vu de la digitalisation tout se répand plus rapidement, avec de plus gros impacts et un sentiment de crise permanente.


"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça. La différence qu'il y a entre les oiseaux et les hommes politiques, c'est que de temps en temps les oiseaux s'arrêtent de voler !" Coluche

Le mot "crise" est devenu similaire au mot "météo", avec une réalité d'un côté, et un ressenti de l'autre. Les crises ne sont pas plus graves qu'avant, elles sont ressenties comme étant plus graves.


Puis aux crises économiques et sociales se sont immiscées la crise de sens (travail, avenir, confiance), la crise des inégalités et celle de la représentation politique. Ce n’est pas seulement une baisse de croissance comme on "avait l'habitude", mais une remise en cause totale du modèle social (par nos jeunes en 1er).


Plus personne ne s'écoute et plus personne ne se comprend. Mais tout le monde a quelque chose à dire...et personne n'agit à bon escient.


Chaque génération a le sentiment de vivre une situation inédite. Mais ce qui est réellement nouveau, c’est la superposition des crises, l’incertitude durable plutôt que cyclique, et la difficulté à imaginer un futur stable.


Tout ou presque est devenu toxique. Les gens, l'environnement, la parole. On ne sait plus qui croire ni quoi dire. Et le pouvoir en place est tellement hors sol que s'en est risible.


Alors, que faire ? L'exprimer. Ensuite se renforcer, se former, s'informer, conscientiser, être cohérent et être davantage acteur que spectateur, chacun à sa propre échelle.


"L’écriture est un pouvoir plus grand que tous les pouvoirs politiques." J.K. Rowling

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