La musique facilite le transit intellectuel
- LadyBaroudeuse

- 18 mai
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 mai
Lundi matin. Sur les chapeaux de roue, après un long week-end chargé. Repos, flexi, puis réunion entre amis en vue du festival LaSemo en juillet. C'est qu'on y sera vite ma petite Lucette !
Je pensais commencer ma semaine avec du télétravail, mais j'avais zappé une réunion en présentiel. Heureusement que j'ai tout dans un coin de la tête...
Ensuite, check des mails. Depuis quelques semaines, on a à faire avec la remplaçante d'une collègue pour certains services, dans une autre entité. Je ne l'ai jamais vue jusque-là, mais au ton qu'elle utilise dans ses mails, je me suis faite une petite idée d'elle. Car oui, je suis de celles qui très vite voient qui elles ont en face d'elles à travers son langage, sa tournure de phrases, etc..J'ai fait du recrutement, je sais ce que c'est de lire un CV en diagonale, tout en saisissant le plus important par mots-clés, et on le capte en quelques secondes seulement. Pour éviter de s'envoyer une tonne de mails, j'ai été à sa rencontre...et j'avais raison de penser ce que je pensais.
Jeune, imbue de sa personne, irrespectueuse par rapport à la personne qu'elle remplace (elle a vite fait d'oublier que dans quelques semaines elle part) et ne supportant aucune remarque, qu'elle prend pour une attaque personnelle...elle est à l'image de cette époque : tout part en cacahuète !
Entre le procès de Paolo Falzone (et surtout son attitude quant aux faits mais aussi après), l'Eurovision où la France (rancunière ?) ne donne même pas un point à la Belgique, en passant par la gestion mondiale de l'hantavirus, ou encore le comportement de Trump, ou le procès médiatique de Bruel...on devient chèvre, ou comment ça se passe...?
Objectivement, on ne peut décemment pas s'arrêter à ce que dit un média mainstream. Il n'est pas à un scandale près et le public est sa vache à lait. On ne peut pas non plus croire quelqu'un qui a une attitude paradoxale et incohérente, sans arguments concrets. Par contre, on peut se faire sa propre opinion, en âme et conscience, avec les infos dont on dispose.
Qui et que croire ? Peut-on séparer l'humain de l'artiste...? Il n'y a tout simplement pas de réponse unique et universelle. Si on devait dissocier toutes les oeuvres des artistes, vu leur passé (marginalité, scandales, prison, drogues, déviances sexuelles,...) et leurs actes...cela mènerait tout simplement à un vide culturel...Verlaine a tiré sur Rimbaud, et il a fait de la prison...pourtant ses poèmes sont lus dans les écoles primaires...
Qu'importe les polémiques. Elles ne sont pas nouvelles. Ainsi va le monde. Je douterai personnellement toujours de tout et de tout le monde. Sauf de ce que j'ai observé, écouté, vérifié, senti et ressenti. Le propre des stars est d'être ...des étoiles inaccessibles. Je n'invente rien, c'est la traduction littérale de l'anglais vers le français. C'est ce qui fait tout leur charme. Elles ne partagent pas notre quotidien. Et nous ne partageons pas le leur. Elles existent pour nous faire rêver. Pour nous transporter.
"Une œuvre d’art appartient à celui qui la regarde." Oscar Wilde
Pour moi, l'art dépasse l'artiste. Pour d'autres, il est compliqué de dissocier les deux. Rien n'est évident, ni neutre. D'autant que chaque époque est différente, et chaque génération vit les choses différemment.
Comment connaît-on, nous, public, la vérité ? Déjà pour moi, il n'y a pas qu'une vérité. Tout est sujet à interprétations. Là où pour moi quelque chose est une broutille, l'autre va le vivre comme un trauma. Où placer le curseur ? C'est un choix personnel. Et il se respecte, même si on ne l'accepte pas.
Avril 1991. J'ai 15 ans. Je suis à Forest National en famille, avec des amis. Patriiiiick est à 10m de nous. Je n'ai pas de Canon, juste un Kodak Flip Flash. Ça m'arrange qu'il en ait marre de cette nana-là, et qu'il casse sa voix pour moi me donne des frissons. Qu'on ait eu rendez-vous Place des Grands Hommes il y a 35 ans me renvoie à des moments, souvenirs et sensations d'un autre temps que rien n'entachera jamais.
Je ne suis pas groupie et je ne le serai jamais. Par contre, ayant plus d'un neurone et sachant m'en servir, je fais la part des choses. Car je ne vis ni avec une star, ni avec un violeur. Je défendrai toujours les miens et mes proches si nécessaire, mais pas directement des personnes qui vivent des situations dont je ne sais rien ou dont je n'ai qu'un seul son de cloche. CQFD.






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