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Méno, pause de quoi ?

  • Photo du rédacteur: LadyBaroudeuse
    LadyBaroudeuse
  • 6 mai
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 7 mai

Ablation des ovaires et des trompes (en prévention, vu mes antécédents, cf. posts précédents) : M + 3.


Du coup, par la force des choses, ménopausée. Oui, le mot est lâché. La fatigue entraînée par l'anesthésie générale s'est quasi totalement dissipée, je n'ai plus mal dans le bas du ventre et j'ai repris mes activités quotidiennes. Et même un flexi job en plus.


Je n'ai que peu provoqué les choses, puisque j'étais en péri depuis quelques temps déjà : sommeil perturbé, bouffées de chaleur, prise de poids, menstruations déréglées, ...


Bon, comme pour tout, on en dit tout et son contraire. Et comme toujours, à chacun à s'observer, à interpréter et à prendre ses responsabilités. A filtrer. A faire la part des choses. Chaque corps est différent. Chaque mentalité est différente. Chacun a sa propre façon de voir et d'appréhender les choses. D'agir et de réagir.


En parler c'est bien. En parler juste, c'est mieux.


Personnellement, ce n'est pas compliqué : mon sommeil est perturbé depuis la naissance de mon fils (il y a 26 ans). Comme toutes les mamans. La never-ending to do list, les perpétuelles inquiétudes diverses et variées, la logistique au sens large, ...autant de choses à penser et à gérer qui font que. Rien de neuf sous les tropiques. Enfin, tropiques...(heureusement que je suis comme je suis quoi).


Quant aux bouffées de chaleur, j'en ai toujours eu. Comme déjà dit, c'est génétique. Et hormonal. Mon fils en a aussi. Et il n'est ni une femme, ni en andropause (Dieu merci...même si Dieu n'a rien à faire ici, puisque, agnostique, je n'y crois pas).


Pour ce qui est de la prise de poids, idem. Mon corps n'a pas attendu l'approche de la cinquantaine pour se (re)lâcher. Mon rythme de vie est plus calme et plus serein qu'il y a 10 ans...plus sédentaire aussi...et ça se voit.


J'avoue qu'avant d'y être confrontée, les posts, podcasts et vidéos sur ladite ménopause me gavaient littéralement. Au-delà de tout le volet marketing (la femme de + de 50 ans a souvent davantage de moyens financiers qu'auparavant et est donc une cible idéale), le trop tue le bien. Donner la parole à tout le monde, c'est la donner à n'importe qui. Et c'est parfois un peu du grand n'importe quoi.


Sauf que.


Il faut en parallèle dire les choses comme elles sont. Sans tabou. Comme on les vit. Sans vulgarité. Sans en rajouter dix mille couches. Sans se poser en victime.


La ménopause, c'est une étape de plus de la vie. Encore une. Il faut la regarder bien en face. La prendre par les trompes. Car il n'y a pas d'autres moyens de passer au travers.


"La ménopause, la fin de la procréation, pour nous, les filles, ce n’est plus – il s’en faut ! – la date limite au-delà de laquelle nous ne sommes plus bonnes pour la consommation. Au contraire. On se sent libérées. Oubliés les règles douloureuses, la pilule, le stérilet et tout le tintouin. L’amour, on peut continuer à le faire jusqu’à plus d’âge. Question de besoin, de goût, de talent et de faculté d’adaptation." Claude Sarraute

En plus de tout ce qui est dit plus haut (et de l'ostéoporose qui commence, de l'appétit qui se transforme, de l'humeur qui peut varier,...liste non-exhaustive), il y a la sécheresse vaginale. Soit on la ressent (sous forme d'irritations, de perturbations, de mal-être,....), soit on nous la fait remarquer lors de rapports sexuels, car le partenaire peut sentir que les choses ont un peu changé. Çà, c'est tout nouveau pour moi. Youpie ! (Ironic - non, la sexualité du scorpion n'est pas un mythe). Du coup j'en parle autour de moi, je vais à la pêche aux infos (je sais désormais entre autres choses qu'il ne faut pas confondre crème vaginale hydratante - à mettre régulièrement - avec lubrifiant, à n'appliquer qu'en cas de rapport) et aux intox, en attendant mon prochain rendez-vous chez ma gyné.


Depuis mes 50 ans, on me demande ce qui a évolué. Si avoir cet âge tout rond a foncièrement changé quelque chose. On me dit que c'est dans la tête. Oui. Car je resterai une éternelle adolescente (dixit ma maman). Mais non. Car beaucoup de choses se passent dans le corps, aussi. Et c'est inévitable. La courbe s'inverse. C'est dans l'ordre des choses. Il faut l'accepter. Le digérer. Se renseigner. S'adapter. Prendre soin de soi, avec le sourire...et des compléments alimentaires. C'est la seule option. Jusqu'à la prochaine étape.


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